Recensement des acteurs travaillant sur la participation des jeunes dans la vie communale

Définition, objectif et valeur ajoutée

Il s’agit d’un ensemble d’études qui vise à dresser un état des lieux des principaux acteurs locaux œuvrant en faveur de la participation des jeunes. Les études visent:

  • à recenser les organisations et initiatives locales dans le domaine,
  • à examiner leurs capacités (structure interne, gestion de l’organisation, nombre de membres actifs, indépendance, objectifs) et
  • à décrire leurs champs d’action, groupes-cible et initiatives.

Un tel recensement permet de connaître toutes les parties prenantes, de soutenir le renforcement de leurs capacités et d’œuvrer en faveur d’une meilleure collaboration avec et entre elles.

Méthodes de travail

Dans le cas de la Tunisie, la réalisation des études était divisée en plusieurs étapes de travail :

Dans un premier temps, des enquêteurs locaux ont été identifiés en concertation avec les communes partenaires. Un atelier de formation des enquêteurs a été organisé par la suite.
Dans un deuxième temps, un travail documentaire a permis d’identifier les principaux acteurs et initiatives locaux qui visent les jeunes dans les différentes communes. Les recherches faites ont été basées sur des rapports, des documents administratifs, des brochures, des textes de loi et des sites internet.
Dans un troisième temps, les six enquêteurs ont fait un travail empirique sur place et ont interviewé, sur la base d’un guide d’entretien, un nombre total entre 20 et 40 représentants d’organismes concernés. Le travail a été achevé avec la rédaction des rapports d’études.

Exemples pratiques

Le recensement des acteurs qui a été mené en Tunisie en 2012/2013 se base sur un nombre total de 6 communes tunisiennes (Gabès, Gafsa, Jendouba, Djerba Midoune, Menzel Bourguiba et Monastir).

Parmi les parties prenantes figuraient :

  • Entités non gouvernementales dont principalement les associations locales, mais aussi le Croissant Rouge, la Ligue Tunisienne de la Défense des Droits de l’Homme, les organisations de l’éducation et de la famille, les unions du travail, de l’Industrie et des diplômés chômeurs, ainsi que les Cinés Clubs et les clubs UNESCO.
  • Entités gouvernementales : les centres d’affaires et de formation professionnelle, les centres universitaires, les chambres de commerce, les commissariats régionaux, les maisons de jeunes et de la culture, etc.
  • Initiatives : les réseaux de blogueurs, les radios associatives, les web radios, les pages web et les réseaux associatifs.

De manière générale, toutes les études ont pu démontrer l’existence d’un manque :

  • de moyens financiers pour mener des actions visant la promotion de la participation des jeunes,
  • de dialogue, d’échange d’informations, de coordination et de coopération entre les parties prenantes, et surtout entre pouvoir public et la société civile,
  • d’esprit d’initiative chez les jeunes,
  • de locaux et d’équipements.

Documents de référence en français

Documents de référence en arabe, anglais et allemand

Contact
Anne Hitzegrad